Dites "je" : pourquoi ce petit mot change tout pour un dirigeant

Un petit mot, presque invisible, en dit long sur votre rapport à vous-même : c'est le choix entre « je » et « on ».

Une dirigeante prenant la parole avec assurance en réunion

Un réflexe plus culturel que grammatical

Avez-vous remarqué comment certains s'expriment en réunion, ou même dans leurs propres décisions ? « On pense que… », « Il faudrait que… », « Les gens devraient… ». Jamais de « je », comme si s'impliquer personnellement était risqué.

Et pourtant, le paradoxe est là : plus on utilise le « je », plus on assume ses idées. Plus on les assume, plus on les incarne facilement. Et plus on les incarne, plus on gagne en cohérence et en crédibilité.

Pourquoi est-ce si difficile ?

Plusieurs raisons reviennent souvent chez les dirigeants que j'accompagne : la peur du jugement, une éducation qui décourageait de se mettre en avant, le syndrome de l'imposteur, ou simplement une confusion entre affirmation de soi et égocentrisme.

Parler à la première personne n'a rien d'égocentrique. C'est de l'authenticité. Le « je » engage, il responsabilise, il humanise, il distingue. Le « nous » a toute sa place dans le collectif — mais votre singularité, elle, ne s'exprime que par le « je ».

Le test du quotidien

La prochaine fois que vous vous entendez dire « il faudrait » ou « on devrait », posez-vous une question simple : qui, précisément, devrait agir ? Si la réponse est vous, dites-le. C'est souvent le premier pas vers l'action — ceux qui parlent le plus en « il faudrait » sont généralement ceux qui agissent le moins.

Et si un « je » mérite votre vigilance, c'est celui que vous utilisez pour vous dénigrer. Le « je » qui responsabilise n'a rien à voir avec celui qui s'auto-flagelle. Les deux se ressemblent, mais l'un vous construit, l'autre vous use.

Comptez vos "on" et vos "il faudrait" dans votre prochaine réunion. Le score risque de vous surprendre.

Le Cercle : un codéveloppement entre dirigeants, où chaque piste se formule à la première personne, « à ta place, je… ». Chaque mardi de 12h30 à 13h30 en visio, première séance le 3 novembre, et vos 30 premiers jours sont offerts.

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PS : Oui, j'ai utilisé "on" plusieurs fois dans cet article.
re-PS : Personne n'est parfait. Enfin, moi non plus.