Exemplarité ou perfection ? Le piège que font beaucoup de dirigeants
Beaucoup de dirigeants confondent deux notions qui n'ont pourtant rien à voir : l'exemplarité et la perfection. Cette confusion coûte cher — en énergie, en confiance, parfois en sommeil.

La perfection est une course sans ligne d'arrivée
Viser la perfection, c'est courir après un mirage : plus on avance, plus il recule. Cette quête est épuisante et, au fond, irréaliste. Personne ne dirige une entreprise sans jamais se tromper.
L'exemplarité, elle, est beaucoup plus simple : c'est être cohérent. Une posture accessible, qui renforce la crédibilité bien plus efficacement que l'apparence de perfection.
Trois phrases qui trahissent la confusion
Si l'une de ces phrases vous parle, vous confondez peut-être les deux :
« Je cache mes erreurs par peur de perdre en crédibilité »
« Je ne suis pas légitime, je ne suis pas encore assez bon »
« Je travaille sans relâche pour enfin être à la hauteur »
Vous n'avez pas besoin d'être parfait. Vous avez besoin d'être cohérent. Et pour cela, une astuce simple : aligner vos actes et vos paroles, incarner vos valeurs et vos intentions, et savoir reconnaître vos erreurs quand elles surviennent.
L'exemplarité est un chemin, pas une destination
Elle ne consiste pas à ne jamais tomber, mais à savoir se relever, et à le montrer. Le dirigeant exemplaire n'est pas celui qui n'a jamais douté : c'est celui qui a la force d'assumer ses faiblesses plutôt que de les dissimuler.
Vos imperfections, loin de vous fragiliser, vous rendent accessible — et souvent plus inspirant. C'est un paradoxe que beaucoup de dirigeants découvrent tard : on ne suit pas quelqu'un parce qu'il ne se trompe jamais, on le suit parce qu'on lui fait confiance.
Et vous, laquelle des trois phrases vous ressemble le plus ?
Croyances limitantes des dirigeant.e.s : 20 phrases qui décident à votre place, dont ces trois-là : légitimité, valeur personnelle, exemplarité et perfection. Pour chacune, ce qu'elle coûte, ce qu'elle protège, et un petit test à faire dans la semaine. 24 leçons, un cahier d'exercices et 7 fiches outils, 66 €.
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PS : Non, je ne vous jugerai pas si c'est les trois.
re-PS : Si, un peu. Mais gentiment.
