Le droit à l'erreur du dirigeant : et si ne rien faire était la vraie erreur ?
Il existe une phrase qu'on répète souvent sans y réfléchir : « il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne commettent pas d'erreurs ». Et si on en tirait une leçon un peu différente de celle qu'on lui donne habituellement ?

Le seul moyen de ne jamais se tromper
Si l'erreur est la conséquence de l'action, alors le seul moyen de ne jamais se tromper est de ne rien faire. Formulé ainsi, l'excuse préférée de beaucoup de dirigeants — « je préfère attendre, réfléchir encore » — apparaît sous un jour différent.
Soyons plus malins : n'agissons que si l'action mérite le risque de se tromper. C'est un excellent moyen d'éviter la dispersion — et, accessoirement, les erreurs qui n'en valaient pas la peine.
Pas d'action sans intention véritable
Toute décision n'a pas besoin d'être prise dans la précipitation. Et quand l'abandon d'un projet s'avère trop coûteux à assumer seul, savoir déléguer reste une excellente alternative — une option que beaucoup de dirigeants négligent, par réflexe de tout porter eux-mêmes.
Une erreur que je n'ai jamais regrettée
Il y a une vingtaine d'années, j'ai engagé un rachat-fusion qui s'est soldé par une marche arrière complète — un chèque conséquent laissé au passage. Sur le moment, difficile à digérer. Avec le recul, c'est l'une des meilleures écoles que j'ai connues.
Ne pas agir évite parfois les erreurs. Sauf quand l'inaction elle-même devient l'erreur. La différence entre les deux ne se voit qu'après coup — mais on peut apprendre à la sentir venir.
Et vous, quelle est la dernière décision que vous avez repoussée sous couvert de "réflexion" ?
Croyances limitantes des dirigeant.e.s : 20 phrases qui décident à votre place, dont la peur de l'échec et celle de ne pas être prêt. Pour chacune, ce qu'elle coûte, ce qu'elle protège, et un petit test à faire dans la semaine. 24 leçons, un cahier d'exercices et 7 fiches outils, 66 €.
Découvrir l'accompagnement individuel →
PS : Le chèque du rachat-fusion, je ne vous dirai pas le montant.
re-PS : Disons juste que ça m'a définitivement guéri du syndrome de l'objet brillant. Pour un moment.
