« Je ne peux pas m'arrêter maintenant » : la permission que les dirigeants ne s'accordent jamais
« Je ne peux pas m'arrêter maintenant. » Vous l'avez peut-être pensé en septembre, avant la rentrée chargée. Puis en novembre, avant le bouclage de l'année. Puis en février, parce que le premier trimestre est décisif. Il n'y a jamais de « maintenant » où s'arrêter serait possible.
Ce n'est pas un problème d'agenda. C'est une permission que vous ne vous accordez pas.
Une règle que personne ne vous a imposée
Aucun client, aucun associé, aucun banquier ne vous a demandé de ne jamais vous reposer. Cette règle s'est installée seule, une décision après l'autre, jusqu'à paraître naturelle. Elle ressemble à de la conscience professionnelle. Elle en a même parfois été, au début.
Mais une règle qui ne se discute plus finit par décider à votre place. Et celle-ci a un coût précis : vous dirigez avec une énergie de plus en plus basse, en considérant que c'est le prix normal de la fonction.
Les signes que la permission manque
Vous culpabilisez pendant vos rares pauses, au point de ne pas vraiment en profiter.
Vous attendez d'être malade pour ralentir, parce que là, au moins, vous avez une raison valable.
Vous admirez les dirigeants qui prennent des vacances… tout en pensant qu'ils ont de la chance d'avoir une entreprise qui le permet.
Si vous vous reconnaissez, ce n'est pas un défaut de caractère. C'est simplement le signe qu'une permission est restée au placard.
Se l'accorder, une petite fois
Il ne s'agit pas de partir trois semaines demain. Une permission se teste petit, dans une situation précise, pour observer ce qui se passe vraiment. Voici comment :
Choisissez un créneau : une demi-journée, cette semaine ou la suivante.
Formulez la permission : « je m'autorise à ne rien produire ce jeudi après-midi ».
Notez votre crainte avant : qu'est-ce qui risque de mal tourner ?
Comparez après : qu'est-ce qui s'est réellement passé ?
Dans l'immense majorité des cas, l'écart entre la crainte et la réalité est spectaculaire. Et c'est cet écart, bien plus qu'un raisonnement, qui fait bouger la règle.
À vous
Quel est le dernier moment où vous vous êtes reposé sans vous justifier, ni auprès des autres, ni auprès de vous-même ? Si la réponse ne vient pas, c'est peut-être la permission à tester en premier.
Pour aller plus loin : le guide gratuit « Les permissions du dirigeant »
Vous reposer, ne pas savoir, demander de l'aide, changer d'avis, augmenter vos prix : 10 leçons courtes et 3 fiches outils pour vous accorder une permission à la fois, et la tester dans le réel.
PS : votre entreprise a besoin de vous en forme bien plus qu'elle n'a besoin de vous présent en permanence.
Re-PS : il y a, c'est vrai, des périodes où s'arrêter n'est vraiment pas possible. Elles sont simplement beaucoup plus rares que vous ne le pensez.
