Le mythe du dirigeant qui ne s'arrête jamais
Beaucoup de dirigeants portent presque comme une fierté le fait de n'avoir pas pris de vraies vacances depuis des années. Comme si l'épuisement était la preuve d'un engagement sérieux.

Un mythe qui se transmet par admiration
On admire souvent le dirigeant increvable, toujours disponible, jamais vraiment coupé. Ce mythe se transmet d'autant plus facilement qu'il ressemble à une qualité : la détermination, le sens du devoir. Sauf qu'à long terme, il ne construit rien — il use.
Ne jamais s'arrêter n'est pas un signe de solidité. C'est souvent le signe qu'on n'a pas encore trouvé comment faire confiance à autre chose qu'à sa propre présence permanente.
Le vrai coût de l'indisponibilité
Rester connecté en permanence n'améliore pas la qualité des décisions — elle a plutôt tendance à l'éroder. La fatigue chronique dégrade le jugement, la créativité, la patience avec les équipes. Le dirigeant qui ne se repose jamais finit souvent par diriger moins bien, pas mieux.
Se reposer n'est pas déserter
Prendre une vraie coupure n'est pas un abandon de poste : c'est souvent le meilleur test de la solidité de ce qu'on a construit. Si rien ne peut tenir sans vous pendant deux semaines, c'est moins un motif de fierté qu'un signal d'alerte sur l'organisation elle-même.
Le repos n'est pas la récompense du travail bien fait. C'est une des conditions pour qu'il continue de bien se faire.
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