Pourquoi les dirigeants ont tant de mal à déléguer

« Personne ne le fait aussi bien que moi. » C'est souvent la première phrase qu'on entend quand on parle de délégation avec un dirigeant. Et c'est presque toujours vrai — au moins au début.

Un dirigeant débordé à son bureau couvert de dossiers

Le problème n'est pas la compétence, c'est le temps

Un dirigeant qui refuse de déléguer n'a généralement pas tort sur la qualité : il ferait probablement mieux, ou plus vite. Le vrai problème, c'est qu'il ne peut pas faire mieux à la fois sur dix sujets différents. À force de vouloir tout maîtriser, il finit par ne rien piloter vraiment — coincé dans l'opérationnel, loin de ce qui devrait être son rôle.

Trois peurs qui se cachent derrière le contrôle

Derrière la difficulté à déléguer, on retrouve rarement un simple manque de temps pour former quelqu'un. On trouve plutôt :

  • La peur que le résultat soit moins bon, et que ça se voie

  • La peur de perdre le contrôle sur un sujet qu'on maîtrise depuis toujours

  • La peur, plus profonde, de devenir moins indispensable — donc moins légitime

Cette dernière peur est souvent la plus tenace, et la moins consciente. Un dirigeant qui a construit son identité autour de son entreprise a parfois plus à perdre qu'à gagner, psychologiquement, à s'en détacher un peu.

Déléguer n'est pas abandonner

Déléguer une tâche n'est pas renoncer à l'excellence : c'est accepter qu'elle se fasse autrement, avec un niveau de résultat suffisant plutôt que parfait sur tout à la fois.

Ce n'est pas une technique de délégation qui manque le plus souvent, mais la conscience de laquelle de ces trois peurs vous retient, vous, précisément. C'est ce travail de clarification qu'un accompagnement individuel permet — non pas une méthode de management à appliquer, mais un espace pour voir ce qui, chez vous, tient encore la barre trop serrée.

Laquelle des trois peurs vous parle le plus, honnêtement ?

Déléguer sans tout reprendre : comprendre ce qui vous fait reprendre, choisir quoi confier et à qui, déléguer un résultat plutôt qu'une méthode, et tenir sans reprendre la main. 22 leçons, un cahier d'exercices et 7 fiches outils, 47 €.

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PS : "Aucune, je délègue très bien" est une réponse possible.
re-PS : C'est aussi, parfois, la réponse de quelqu'un qui ne délègue pas du tout.